Martine Hansen au Conseil "Agri-Pêche" à Bruxelles: La PAC post-2027, le plan d'action sur les engrais et la situation des marchés agricoles au cœur du débat

La ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Viticulture, Martine Hansen, a participé à la réunion du Conseil "Agriculture et Pêche" de l'Union européenne ce lundi, 28 septembre 2026 à Bruxelles.

(de g. à dr.) Martine Hansen, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Viticulture ; Aton Refalo, ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Approvisionnement alimentaire. - (de g. à dr.) Martine Hansen, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Viticulture ; Aton Refalo, ministre de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Approvisionnement alimentaire.
© UE

Au cœur des discussions figurait le cadre de la Politique agricole commune de l'après 2027. Martine Hansen a souligné les priorités les plus importantes pour l'agriculture luxembourgeoise: "Le point le plus important reste la question du ciblage des aides aux agriculteurs. Le mécanisme de dégressivité devrait rester facultatif, car au Luxembourg, il pénalise surtout nos jeunes agriculteurs qui s'installent à temps plein. Et si un système de dégressivité et de plafonnement devait être maintenu, il faudra relever les seuils de déclenchement et exclure le complément de paiement accordé aux jeunes agriculteurs de ce mécanisme. Il faudra aussi prendre en compte la situation spécifique des exploitations cogérées par plusieurs familles." En ce qui concerne la question de la définition de l'agriculteur actif, Martine Hansen souhaite maintenir le système actuel en place qui est connu et accepté par le secteur agricole luxembourgeois. Enfin, la ministre avertit qu'une période de transition vers la nouvelle PAC est nécessaire pour que les agriculteurs puissent préparer la campagne 2027-2028 en toute sérénité.

Les ministres ont échangé sur les mesures du récent plan d'action sur les engrais qui vise à soutenir les agriculteurs face à la hausse des coûts des engrais et à réduire la dépendance de l'Europe à l'égard des importations. Dans ce contexte, Martine Hansen propose de simplifier l'utilisation des digestats issus de la production de biogaz, d'inciter aux pratiques durables, d'investir dans le développement d'engrais alternatifs et bas-carbone et d'évaluer la directive nitrates. En parallèle, la ministre plaide à ce que des réserves stratégiques de fertilisants soient constituées à échelle européenne, notamment via des passations communes de marché.

Marchés agricoles tendus

Les ministres ont échangé sur la situation des marchés agricoles dans un contexte géopolitique tendu qui continue à renchérir les prix des engrais et du carburant. L'écart entre les prix payés aux producteurs et les coûts de production se creuse et les perspectives restent maussades. Martine Hansen plaide en faveur d'un nouveau cadre européen plus flexible en ce qui concerne les aides d'Etats et soutient l'idée d'une alliance européenne qui vise à combler les lacunes en matière d'assurance dans le secteur agricole.

Communiqué par le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Viticulture